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Histoire du Nicaragua


Étendue sur un territoire de 130.373 kilomètres carrés, la république du Nicaragua dont la capitale est Managua compte 5,1 millions d'habitants qui parlent majoritairement l'espagnol. Bordé à l'est par l'Atlantique et à l'ouest par le Pacifique, au nord par le Honduras et au sud par le Costa Rica, en son centre se dresse une chaîne de volcans dont certains restent actifs. Le pays comprend deux grands lacs: le lac de Nicaragua (Cocibolca) et celui de Managua (Xolotlàn) et un fleuve d'importance: le rio San Juan qui longe au sud la frontière costaricienne et se jette dans le lac de Managua.

Outre Managua, les villes importantes sont : León, Granada, Esteli, Matagalpa et Bluefields. Le pays comporte seize départements, dont le plus étendu est celui de Zelaya, sur la côte atlantique. Cette dernière, avec 56% du territoire national est très peu peuplée (9% de la population totale) et plusieurs populations indiennes si concentrent : les Miskitos sur les rives des fleuves et près de la mer (environ 200 communautés), les Sumus (environ 32 communautés) à l'intérieur des terres et les Ramas (5 communautés dans la baie de Bluefield). Les Créoles, descendants des esclaves noirs de l'époque coloniale, vivent principalement autour de Bluefields. Une opposition s'est instaurée au cours de l'histoire entre la côte atlantique et le reste du pays, du fait des différences géographiques, culturelles, religieuses (la côte pacifique est catholique, et la côte atlantique principalement morave), d'autant plus accentuée que ces deux régions ont connu des colonisations différentes: l'une espagnole, l'autre anglaise. Ainsi, la côte atlantique s'est tournée plus souvent vers le monde anglo-américain que vers le monde hispanique.

A l'arrivée des Européens, le Nicaragua comportait deux grands groupes linguistiques: l'un d'origine nahualt (régions pacifique et centrale), l'autre d'origine macrochibcha (côte atlantique). Les Miskitos, Sumus et Ramas d'aujourd'hui sont les descendants des anciens groupes macrochibchas venus du Mexique. Christophe Colomb apparut sur la côte atlantique dès 1502, mais c'est vers 1519 que les conquérants espagnols, dont le plus connu en ce qui concerne le Nicaragua est Gil Gonzàlez Dávila, commencèrent à s'installer sur les plaines fertiles de la région pacifique. Pedrarias Dàvila fut le premier gouverneur du Nicaragua (1527-1531) et les premiers esclaves noirs furent introduits dans le pays dès 1542.

Quant à la côte atlantique, les premiers Européens qui eurent réellement des contacts avec ses habitants furent les boucaniers français et anglais. La domination espagnole se cantonna dans la région pacifique, tandis que la côte atlantique restait contrôlée par les Anglais à partir de 1655, cette histoire différenciée est fondamentale pour comprendre la personnalité actuelle de ces deux parties du pays.

Dès 1838, le Nicaragua promulgue sa propre constitution sous le mandat de son second président, le « héros unioniste » honduréen Francisco Morazán. La rivalité entre León et Granada est partiellement tempérée par le transfert, en 1852, de la capitale à mi-chemin, à Managua.

Le désarroi du pays facilite l'intervention des grandes puissances (Angleterre et Etats-Unis d'Amérique) en pleine expansion impérialiste. Dès l'époque coloniale, l'Angleterre avait créé dans les vastes territoires de la zone atlantique la fiction d'un « royaume de Mosquitie », s'assurant ainsi le contrôle d'une population négro-indienne (zambos-mosquitos) dont la « capitale » était la bourgade côtière de Bluefields. Cependant, les États-Unis avaient également tourné leurs regards vers la région ; la découverte de mines d'or en Californie attirait des foules qui rejoignaient la côte pacifique en traversant l'isthme. Le conflit d'intérêts mène presque à la guerre. Finalement, par le traité Clayton-Bulwer (1850), les deux puissances s'engagent à respecter l'indépendance de l'Amérique centrale. En réalité, l'Angleterre abandonne la partie et les États-Unis apparaissent comme les sauveurs de l'indépendance nationale... Mais la guerre civile éclate entre 1854 et 1857 entre le président Fruto Chamorro et le général Máximo Jerez.

Cette guerre laisse le pays dans un état lamentable. Le « régime des Trente Ans » (en fait de 1858 à 1893), avec la succession relativement pacifique de présidents « conservateurs », apporte un certain apaisement. Mais en 1893 une révolution met fin au règne paternaliste des conservateurs et porte au pouvoir le général « libéral » José Santos Zelaya. Ses méthodes de plus en plus dictatoriales lui aliènent l'opinion et ses velléités « unionistes » dressent contre lui les autres États centraméricains. Son antiaméricanisme ne connaît plus de limites lorsque les États-Unis décident d'abandonner le projet de canal nicaraguayen en faveur de Panama. Or, pour les États-Unis, l'isthme devient désormais « chasse gardée ». La politique du big stick (du gros bâton) allait mettre bon ordre aux agitations centraméricaines. Zelaya en fait bientôt l'amère expérience: une révolte « conservatrice » éclate contre lui en 1909 et il doit démissionner. Son départ ne met pas fin aux troubles ; les forces conservatrices d'Emiliano Chamorro et d'Adolfo Diaz triompheront, mais dès 1910, un commissaire américain, Dawson, est venu leur dicter la politique que Washington entend leur voir mener. Bien plus, de nouveaux troubles ayant éclaté en 1912, les marines débarquent pour consolider le pouvoir de Diaz ; ils resteront jusqu'en 1925, en même temps qu'un rigoureux contrôle financier est imposé au pays.

Les États-Unis entendent en effet conserver une option sur la voie du San Juan: en 1914, Chamorro, l'homme fort des conservateurs, signe avec eux le traité Bryan-Chamorro qui leur concède à perpétuité tous les droits pour établir le canal par cette voie « ou par toute autre route sur le territoire du Nicaragua », ainsi que la souveraineté absolue, pour une période de 99 ans renouvelable, sur deux îles de la côte atlantique, et le droit d'exploiter une base navale dans le golfe de Fonseca. Ce traité provoque une véritable levée de boucliers en Amérique centrale et le sentiment national est ulcéré. Les marines s'en vont en 1925, et Chamorro reprend alors le pouvoir par un coup de force qui ouvre une nouvelle période de guerre civile et entraîne, en 1929, leur retour. Cette fois, la haine antiaméricaine se cristallise en une véritable guérilla dont le chef, César Augusto Sandino, devient un héros national. Jusqu'au départ des marines, en 1933, Sandino et ses hommes, retranchés dans les montagnes de Las Segovias, tiennent en échec les soldats américains et la Garde nationale entraînée par des conseillers américains. Ayant alors déposé les armes, Sandino est assassiné sur l'ordre du jeune chef de la garde nationale, le général Anastasio Somoza Garcia.

C'est une véritable dynastie Somoza qui s'installe avec le soutien des États-Unis à partir de 1936, et qui s'appuiera jusqu'à sa chute, en 1979, sur son redoutable bras armé, la Garde nationale. Anastasio Somoza (« Tacha ») se maintient au pouvoir jusqu'à son assassinat en 1956. Ses fils, Luis et Anastasio (« Tachito »), lui succèdent, respectivement de 1957 à 1963, et à partir de 1967 pour ce dernier après un bref intermède où la présidence est occupée par René Schick (1963-1967). Grâce à divers stratagèmes allant de l'amendement constitutionnel à l'abrogation pure et simple de la Constitution (comme ce fut le cas en 1971), mais aussi à la répression d'une opposition faible et divisée, la stabilité politique était garantie pour les Somoza. Cette stabilité leur permit d'édifier un véritable empire économique dans le pays (ils possédaient le tiers des terres cultivables et les principales industries), empiétant sur les intérêts traditionnels de larges secteurs des classes moyennes et supérieures, lesquels allaient basculer petit à petit dans l'opposition. Anticommunistes convaincus, les Somoza firent du Nicaragua le « gendarme » de l'Amérique centrale. Membre du Conseil de défense centraméricain (Condeca) créé en 1963 avec le Guatemala, le Honduras et le Salvador, le pays était le garant des intérêts nord-américains dans la région.

L'opposition commença à se manifester de manière significative après le tremblement de terre de 1972. Mais déjà, dans la foulée de la révolution cubaine, Carlos Fonseca Amador avait créé en 1962 le Front sandiniste de libération nationale (F.S.L.N.). L'Église catholique, de son côté, s'élevait contre les multiples exactions, tortures et assassinats commis par la Garde nationale.


Ce mécontentement se constitua en opposition modérée autour de Pedro Joaquin Chamorro, directeur du journal anti-somoziste La Prensa. Mais, le 10 janvier 1978, il était assassiné. Ensuite, ce fut l'escalade et le 22 août, les sandinistes dirigés par Edén Pastora prenaient d'assaut le palais national. Les États-Unis tentèrent vainement une solution de médiation avant d'abandonner Somoza à sa défaite. L'offensive finale du F.S.L.N. fut lancée en juin 1979. En juillet, Somoza s'enfuit à Miami (il sera assassiné au Paraguay en septembre 1980), consacrant la victoire des révolutionnaires.

Le gouvernement de reconstruction nationale s'installa à Managua le 20 juillet 1979 et prolongea dans un premier temps l'union entre les sandinistes et la bourgeoisie. Mais des divergences apparurent rapidement, qui débouchèrent notamment sur la démission de Violeta Chamorro (veuve du directeur de La Prensa assassiné) et Alfonso Robelo. Cette rupture marquait le début d'une radicalisation des sandinistes, qui se retrouvèrent petit à petit seuls à exercer le pouvoir, tous les éléments non sandinistes abandonnant le pays les uns après les autres. Par ailleurs, depuis le début de la révolution, les somozistes s'étaient retranchés au Honduras et au Costa Rica.

C'est au milieu de ces agressions que le gouvernement sandiniste tenta de changer la société nicaraguayenne: réforme agraire, campagne d'alphabétisation, améliorations dans les domaines de la santé, de l'enseignement, de la production agro-industrielle, reconstruction, etc., toutes ces mesures s'inscrivaient en théorie dans un cadre d'économie mixte et de pluralisme, selon les principes initiaux de la révolution. Mais la réalité fut différente : affrontements avec la presse, avec le secteur privé, quadrillage du pays par les organisations de masse et les comités de défense sandiniste (C.D.S.), confusion entre l'État et le F.S.L.N., militarisation de la côte atlantique et affrontements avec les Indiens Miskitos, heurts continuels avec l'Église. Face à l'hégémonie sandiniste, l'Église s'est montrée plus capable que les formations politiques traditionnelles de canaliser une opposition interne diffuse.

Les sandinistes entreprirent un processus d'institutionnalisation de la révolution. Tout d'abord, ils organisèrent des élections générales le 4 novembre 1984, d'où le commandant sandiniste Daniel Ortega sortit vainqueur, pour six ans, avec 67% des voix. Le 9 janvier 1987, la promulgation de la nouvelle Constitution, en ne se référant ni au socialisme ni au marxisme-léninisme, rassurait les plus inquiets.

L'accord de paix d'Esquipulas II fut signé par les cinq présidents centraméricains (Costa Rica, Guatemala, Salvador, Honduras, Nicaragua) le 7 août 1987. Le Nicaragua mit un point d'honneur à l'appliquer avant ses voisins: réouverture de La Prensa et de Radio Católica, qui avaient été censurées, levée de l'état d'urgence en vigueur depuis 1982 et, surtout, ouverture d'un dialogue avec la Contra. La crise nicaraguayenne ajoutée à celle du Salvador voisin firent de l'Amérique centrale l'un des points chauds du globe pendant les années 1980. Des acteurs extrarégionaux effectuèrent un travail diplomatique intense pour la recherche de la paix, tels que le groupe de Contadora, constitué en 1983 par le Mexique, le Venezuela, la Colombie et le Panamà, et son groupe de soutien formé de l'Argentine, de l'Uruguay, du Brésil et du Pérou.

La question indienne au Nicaragua illustre la manière dont un problème de minorité ethnique peut s'internationaliser avant même d'avoir été perçu comme un problème national. Le problème miskito devint le talon d'Achille du pouvoir sandiniste installé à la tête du pays en 1979, faiblesse bien vite captée par les États-Unis. Les États-Unis et l'opposition nicaraguayenne trouvèrent chez les Miskitos un terrain favorable à la lutte antisandiniste, ceux-ci rejetant la politique intégrationniste du gouvernement révolutionnaire. Incompréhensions, erreurs, abus de pouvoir, violations des droits de l'homme caractérisent les premières années de pouvoir sandiniste sur la côte atlantique. C'est dans le contexte de la guerre contre la Contra et sous son impulsion que les sandinistes modifièrent leur appréciation du problème indien : la Constitution de 1987 prévoit l'instauration d'un régime d'autonomie pour les communautés de la côte atlantique. Un chapitre douloureux de l'histoire de la côte atlantique se terminait.

A la fin des années 1980, le bras de fer entre le pouvoir sandiniste et l'administration nord-américaine prend les allures d'une guerre d'usure. Outre le soutien à la Contra (les rebelles armés) qui oblige le gouvernement sandiniste à consacrer plus de 40% de son budget aux dépenses militaires, les hôtes successifs de la Maison-Blanche tablent sur les pressions économiques pour amener Managua à résipiscence. L'embargo commercial total, décrété le 1er mai 1985 par Ronald Reagan, est reconduit par son successeur, George Bush, en avril 1989. Cette stratégie d'asphyxie, ou, pour reprendre les termes des stratèges du Pentagone, la « guerre de basse intensité », entretient notamment le mécontentement des ménagères. La nourriture de base ne fait pas défaut, mais les pénuries des autres produits alimentaires sont fréquentes. Des queues se forment devant les supermarchés et les tiendas (épiceries) de Managua dont les états sont dégarnis. Seuls les plus fortunés peuvent recourir au marché noir.

La dégradation de la situation économique accentue aussi les divergences entre comandantes sandinistes. Les radicaux sont tentés par la fuite en avant, les modérés enclins aux concessions. La valse-hésitation politique des années 1988 et 1989 reflète ces contradictions et aboutit, le 24 mars 1988, à un accord de cessez-le-feu. Les deux parties posent même les jalons d'un accord global. A l'occasion d'une réunion des chefs d'État d'Amérique centrale à San Salvador (14 févr. 1989), le président nicaraguayen, Daniel Ortega, se prononce, pour peu que la Contra soit démobilisée, en faveur de la démocratisation du pays: le processus de paix est désormais bien engagé. Le 17 mars 1989, 1.900 détenus politiques, pour la plupart anciens gardes nationaux somozistes, sont libérés par le gouvernement de Managua. Les livraisons d'armes soviétiques au Nicaragua sont interrompues depuis le début de l'année et les contras, hier élevés au rang de « combattants de la liberté » par Ronald Reagan, se voient offrir par les États-Unis une aide destinée à favoriser leur réinsertion.

Amers lendemains de scrutins pour les sandinistes. Les élections générales du 25 février 1990 se soldent par une victoire surprise de Violeta Chamorro, porte-parole de l'U.N.O. (Union nationale de l'opposition : cartel de quatorze formations politiques) contre Daniel Ortega, le président sortant. Les votes législatifs et municipaux confirment la défaite des sandinistes, qui respectent le verdict des urnes. L'adhésion populaire dont bénéficiaient ces derniers s'est effritée (crise, impopularité grandissante du service militaire obligatoire).

Le nouveau régime s'attelle à la reconstruction du pays saigné à blanc : 35 000 morts et une économie exsangue. Un an après son intronisation, le bilan est loin d'être négligeable. La paix civile est une réalité, 22.000 contras ont été désarmés, et les effectifs des troupes régulières réduits. Pour ce faire, Violeta Chamorro s'est résolue à la cohabitation avec les adversaires d'hier, elle a notamment maintenu à la tête des forces armées le général sandiniste Humberto Ortega. Les campagnes connaissent des poussées de fièvre, au rythme des litiges sur la possession de la terre, alimentés par le retour des soldats démobilisés des deux camps. Des affrontements opposent recontras (anciens membres de la Contra) et recompas (ex-militaires sandinistes), mais ils demeurent localisés.

Le 11 janvier 1993, la rupture est consommée entre Violeta Chamorro et la coalition qui l'a fait élire. La présidente opère un renversement d'alliance, et se constitue une nouvelle majorité parlementaire, grâce aux trente-neuf députés du F.S.L.N. alliés à neufs dissidents de l'U.N.O.
Washington s'inquiète de la dérive, prend prétexte de la découverte d'une cache d'armes à Managua pour accuser le pays d'être « un refuge pour les terroristes » et menacer de couper les aides financières. Le 2 septembre 1993, « doña Violeta » donne satisfaction aux puissants parrains : elle annonce la relève du commandant en chef des armées, le général Humberto Ortega. Autant dire que la formule du co-gouvemement vole en éclats. Le secrétaire d'État américain, Warren Christopher, salue immédiatement « les décisions audacieuses prises par la présidente, tendant à assurer le contrôle civil sur les militaires et les services de renseignements ».

Sur le plan économique, la récupération est lente à se dessiner. Il est vrai que le pays avait touché le fond : le P.I.B. par habitant chutait à 340 dollars en 1991, soit un niveau identique au pays le plus pauvre de la région, Haïti. La manne des bailleurs de fonds internationaux (F.M.I., Banque mondiale, Banque interaméricaine de développement...) se déverse à nouveau (730 millions de concours extérieurs en 1992) mais près d'un adulte sur deux reste au chômage. Les paysans-coopérateurs, les salariés des fermes d'État privatisées ou rendues à leurs anciens propriétaires et les syndicalistes sandinistes mènent la contestation, pacifiquement cette fois. Depuis 1996, l'horizon ne semble plus borné que par les échéances électorales.


Avec un PIB estimé à 2,5 milliards de dollars US pour 2001 et une croissance annuelle de 4,3% (2000), le Nicaragua connaît un taux d'inflation de 11,6% et une balance commerciale négative représentant 27% du PIB (2001). Sa dette extérieure équivaut à 278% du PIB

Analphabète à hauteur de 24,5% (1999), plus de la moitié de la population vit en dessous du seuil de pauvreté et environ 50% de la population est au chômage selon le rapport du PNUD sur le développement humain de 2001.

L'économie du Nicaragua repose toujours sur les produits dexportation : le café avant tout, le maïs, les haricots, le coton, la canne à sucre et de plus en plus l'élevage en vue de l'exportation de viande. L'industrie (chimie, alimentaire et surtout textile) se développe grâce aux investissements étrangers nord-américains et asiatiques (Taïwan) et les usines tournevis (maquiladoras) où les conditions de travail sont inhumaines s'implantent dans tous le pays. Face à cette situation, la population qui émigre vers les Etats-Unis, le Costa Rica et le Honduras augmente sans cesse. Le Nicaragua fait partie de différents processus d'intégration centroaméricains comme le marché commun centraméricain ou le Système économique latino-américain.

L'ouragan Mitch d'octobre 1998 toucha les plus démunis et, comme lors du terrible tremblement de terre de 1972, une grande partie de l'aide internationale fut détournée. Le Nicaragua continue malheureusement de se caractériser par une forte dépendance des biens importés, la re-concentration de la terre (processus de contre-réforme agraire), l'évasion fiscale des grandes entreprises, les inégalités territoriales, la corruption institutionnalisée. La forte baisse des prix des produits d'exportation (notamment du café) et la privatisation de la majorité des banques contribuent à augmenter les indices de pauvreté et selon le rapport de la FAO (2000), le Nicaragua est l'un des 14 pays dans le monde qui a le plus fort niveau d'insécurité alimentaire.


 

   
 
 

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